Une marche en soutien aux victimes d’agression sexuelle

Une marche en soutien aux victimes d'agression sexuelle

Des milliers de marcheurs sont attendus mercredi soir à la place Émilie-Gamelin pour demander que les victimes d’agressions sexuelles reçoivent plus d’aide. 

«Actuellement, il y a des lacunes juridiques qui font que certaines plaintes n’aboutissent pas à des condamnations ou des emprisonnements», rappelle Natasha Kanapé Fontaine, poète innue, militante féministe et porte-parole de la marche #StopCultureDuViol. «La priorité devrait être d’ajouter des ressources humaines dans les communautés et d’assurer un suivi auprès des victimes qui osent dénoncer.»

Mobilisés

Moins d’une semaine après les allégations d’agression sexuelle ciblant le député Gerry Sklavounos, qui n’est visé par aucune accusation, près de 10 000 personnes devaient se réunir à la place Émilie-Gamelin, dès 18 h mercredi soir, pour que «cesse la culture du viol et le silence».

«Avant, ça se passait beaucoup sur les réseaux sociaux, maintenant les gens en ont assez, ils sont prêts à se rassembler pour prouver qu’ils veulent que de vrais changements», ajoute l’artiste multidisciplinaire, qui espère que les autorités entendront cet appel.

«Il y a eu Val-d’Or, le mouvement #agressionnondenoncée, l’Université Laval et maintenant les allégations à l’endroit d’un député, combien d’exemples il faudra pour qu’on comprenne que c’est un enjeu de société’», demande-t-elle.

Enquête publique

À long terme, Natasha Kanapé Fontaine croit qu’il faudrait une enquête publique pour comprendre à quel point les violences sexuelles sont présentes.

«C’est très dur de déloger un tabou, concède-t-elle. Mais pour y arriver, le point de départ est une prise de conscience collective et la mobilisation de ce soir est une étape de plus vers un changement.»

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