Polémique sur la fresque à Grenoble , le maire invoque la liberté d’expression

Polémique sur la fresque à Grenoble , le maire invoque la liberté d'expression

La peinture murale réalisée par l’artiste Goin à Grenoble agite les passions. Dans le cadre d’un festival d’art urbain subventionné par la municipalité écologiste, le street artiste a représenté deux policiers en train de matraquer une Marianne à terre. Une fresque « indigne », a réagi, dans Le Dauphine Libéré Patrick Mairesse, directeur départemental de la sécurité publique. Geneviève Fioraso, députée de l’Isère, a demandé à ce qu’elle soit immédiatement effacée, tandis que Bernard Cazeneuve a indiqué dans un tweet qu’il attendait qu’Eric Piolle, le maire EELV de Grenoble, présente ses excuses.

Le socle de la République. « Autant on peut partager l’émoi des policiers, notamment après les attentats abjects [‘], autant nous devons rester sur le socle de la République, et le socle de la République, c’est la liberté d’expression », s’est défendu Olivier Piolle au micro d’Europe 1 Midi. « Nous étions tous, il y a dix-huit mois, en train de défiler derrière Charlie et derrière la police, nous devons rester dans cet esprit », a soutenu l’édile.

« Pas de négociation avec la liberté d’expression ». Le mur sur lequel la fresque décriée a été peinte doit être détruit la semaine prochaine, comme convenu dans le cadre du « Grenoble Street Art Fest » qui s’est achevé dimanche. En attendant, Eric Piolle refuse de commenter la qualité et le message de l’oeuvre : « En tant qu’élu mon rôle n’est pas de commenter une uvre d’art. » « Il n’y a pas de négociation dans la liberté d’expression », assène-t-il, rappelant que l’indépendance artistique est une notion « fondamentale pour notre société ». « L’art est subversif. Il l’a toujours été, et il le sera toujours », martèle-t-il.

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