Loi travail, des députés PS estiment un compromis possible

Loi travail, des députés PS estiment un compromis possible

PARIS (AFP) – 

Plusieurs députés PS initialement opposés à la loi travail ont jugé mardi matin un compromis possible autour d’un amendement traitant de la majoration des heures supplémentaires, une piste cependant qualifiée de « quiproquo » par le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen.

Un amendement signé par 130 députés socialistes vise « à assurer qu’un accord d’entreprise ne puisse pas fixer une rémunération des heures supplémentaires inférieure à 25% de majoration pour les huit premières heures supplémentaires et à 50% pour les suivantes ».

« Si le gouvernement accepte cet amendement, le texte peut être voté à l’Assemblée nationale. Pour la première fois depuis le début, il y a un compromis majoritaire qui est sur la table », a déclaré sur LCP le député PS Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry.

Pour le député Christian Paul, chef de file des « frondeurs » du PS, « cet amendement permettrait d’éviter qu’il y ait une baisse de la majoration des heures supplémentaires ». « Pour nous, la ligne rouge c’est de préserver le pouvoir d’achat des Français. Le pouvoir d’achat pour nous c’est sacré ».

« Donc si on peut traiter ce matin grâce à cet amendement qui a été soutenu par la moitié des députés socialistes ce problème de pouvoir d’achat et bien je dis banco, un compromis est à portée de main », a-t-il poursuivi.

Le député et ancien ministre Benoît Hamon a lui aussi plaidé sur France 2 pour cet amendement. Tout en ne voulant « pas poser cette question-là » à ce stade, il n’a cependant pas exclu une nouvelle tentative de dépôt de motion de censure si le gouvernement avait de nouveau recours à l’article 49-3 pour l’adoption du texte.

Sur France Info, cependant, le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen a semblé opposer une fin de non-recevoir à cette initiative. Cet amendent est « un quiproquo », a-t-il affirmé.

« Ce qui a été dit et proposé aux députés n’est pas ce qui a été véritablement proposé devant l’Assemblée nationale. Il y a de ce point de vue un quiproquo et ces méthodes ne sont, me semble-t-il, pas tout à fait transparentes et pas tout à fait loyales entre nous », a-t-il insisté, sans plus de précisions.

« Il y a déjà plusieurs dizaines de députés qui retirent leur signature », a affirmé M. Le Guen.

© 2016 AFP

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