L’Italie vote lors d’un référendum sur ses plateformes offshore

L'Italie vote lors d'un référendum sur ses plateformes offshore

ROME (AFP) – 

Plus de 50 millions d’Italiens sont appelés à se prononcer dimanche lors d’un référendum, délicat pour le gouvernement de Matteo Renzi, sur la durée de la production des gisements d’hydrocarbures, dont certains se trouvent à moins de deux km des côtes de la Botte.

Les bureaux de vote ont ouvert à 07h00 (05h00 GMT) et fermeront à 23h00 (21h00 GMT).

Le débat fait rage depuis plusieurs semaines entre défenseurs de l’environnement, monde des affaires et gouvernement, pour savoir combien de temps les compagnies pétrolières peuvent exploiter en mer, sur des plateformes (« trivelle » en italien) offshore, les gisements situés à moins de 12 milles (22 km) des plages italiennes.

Voter « non » dimanche permettrait aux sociétés pétrolières, essentiellement le groupe énergétique italien Eni, d’exploiter les gisements jusqu’à leur épuisement, comme le prévoit une nouvelle loi entrée en vigueur en janvier. Voter « oui » signifierait abroger la loi et revenir à une exploitation limitée à la durée prévue par la concession.

De nombreux commentateurs ont estimé que la formulation de la question, qui impose de voter « oui » pour manifester son opposition, risquait de dérouter bien des électeurs.

Signe de la complexité de l’enjeu, M. Renzi a ainsi appelé à l’abstention. Si le quorum fixé à 50% de participation n’est pas atteint, le référendum resterait en effet lettre morte.

Devant la colère des écologistes rassemblés dans le mouvement « No Triv » (qui rappelle le « No Tav » des opposants au tunnel Lyon-Turin) et à la suite des soucis d’une ministre du gouvernement Renzi, contrainte à la démission le 1er avril, l’enjeu du scrutin est donc petit à petit devenu politique.

« Cette situation est absurde, il ne s’agit pas d’un référendum politique, on ne vote pas pour ou contre le gouvernement », s’est insurgé Matteo Renzi samedi, dans les colonnes du Quotidiano Nazionale.

« On vote sur le futur énergétique du pays, sur le destin de quelque 11.000 personnes » travaillant dans le secteur, a-t-il lancé.

© 2016 AFP

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