Le ton monte entre Israël et les États-Unis

Le ton monte entre Israël et les États-Unis

Les allégations ont empoisonné la relation déjà tendue entre Israël et l’administration du président sortant Barack Obama dans la foulée de l’adoption du vote de vendredi dernier et ont suscité des questions sur la possibilité que la Maison-Blanche prenne d’autres mesures contre la colonisation israélienne.

Tandis que les États-Unis devraient participer à une conférence internationale de paix en France le mois prochain, où il est attendu que l’actuel secrétaire d’État John Kerry prenne la parole, les Palestiniens disent vouloir profiter de l’élan insufflé par le vote du Conseil de sécurité.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré mardi que cette décision « constituait la base pour toute négociation future » et qu’elle « préparait le terrain pour la conférence internationale sur la paix prévue à Paris le mois prochain ».

Bien que les États-Unis s’opposent depuis longtemps aux colonies israéliennes sur les terres occupées, ils ont traditionnellement apposé leur veto au Conseil de sécurité pour protéger Israël. Mais vendredi dernier, l’ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Samantha Power, s’est abstenue, ce qui a permis à la résolution d’être adoptée à l’unanimité.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, dont les relations ont toujours été plutôt froides avec M. Obama, a qualifié la résolution de « honteuse » et a accusé les États-Unis d’avoir joué un rôle de premier plan dans son adoption.

Mardi, son porte-parole est allé encore plus loin. « Nous avons des informations solides émanant de sources arabes qui démontrent que l’administration Obama a aidé à élaborer cette résolution et qu’elle a poussé fort pour qu’elle passe », a déclaré David Keynes.

Il n’a pas identifié les sources arabes ni dit comment Israël avait obtenu ces informations. Israël a de forts liens avec l’Égypte, qui avait présenté la résolution de la semaine dernière.

Les États-Unis nient toute implication

Washington a rejeté les allégations formulées par le gouvernement israélien concernant le vote sur les colonies juives. Mark Toner, un porte-parole du département d’État, soutient qu’ « il n’y avait rien de préparé au préalable » et qu’il ne s’agissait pas d’une « action orchestrée par les États-Unis ».

Le secrétaire d’État, John Kerry, doit présenter mercredi sa vision de la paix au Moyen-Orient et les étapes nécessaires, selon lui, pour mettre fin au conflit israélo-palestinien.

Israël prévoit construire des milliers de nouvelles résidences à Jérusalem-Est malgré la réprimande du Conseil de sécurité de l’ONU. Les Palestiniens voudraient que cette partie de la ville fasse partie de leur future capitale.

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