Le nouveau sauveur du Québec

Le nouveau sauveur du Québec

Le premier ministre Philippe Couillard s’est présenté comme celui qui a sauvé le Québec au lendemain d’élections partielles qui ont fait mal au Parti libéral.

On ne peut étirer indûment le résultat d’élections complémentaires, mais tout ce que le chef du gouvernement a sauvé en ce 5 décembre, c’est le comté de Verdun qui lui appartenait déjà. Faire 10,6% dans Saint-Jérôme et 13,4% dans Marie-Victorin cela devrait envoyer une onde de choc dans toute l’organisation. Le PLQ coiffé par QS et la CAQ à Longueuil…

On a plutôt l’impression que le premier ministre s’est enfermé dans une forme de déni en refusant de tirer des conclusions dérangeantes sur ses deux ans et demi au pouvoir.

Le gouvernement Couillard a affectivement réussi à redresser les finances de l’état, il est en bonne voie de réaliser sa promesse de créer 250 000 emplois, la cote de crédit à été rehaussée, le taux de chômage est au plus bas depuis 40 ans, l’économie roule de façon correcte…

Le premier ministre a raison de mentionner que le Québec se dirigeait dans un mur (n’était-ce pas l’argument de François Legault’) quand il a pris le pouvoir.

Alors ou est le problème’ Qu’est-ce qui explique ce désenchantement d’une bonne partie de la population’

Les libéraux traînent des casseroles de l’époque de Jean Charest, comme est venu le rappeler le scandale de la Société immobilière du Québec (SIQ), et sont lents à réagir à une situation de crise.

Aux dernières nouvelles, 288 procès sont menacés d’avortement en raison de délais déraisonnables et des bandits vont se retrouver dans la nature parce que la Justice est embourbée. On ne peut faire porter à l’arrêt Jordan, qui date de juillet, tout le fardeau d’une situation dénoncée il y a un an.

Évoquer cela c’est évoquer la faiblesse d’un conseil des ministres qui a grand besoin de l’arrivée de Pierre Moreau et d’être remanié.

En politique, quand on veut expliquer pourquoi ça va mal, on blâme le message qui passe mal auprès de la population. C’est exactement ce qu’a fait Philippe Couillard lundi soir dans Verdun. Le plan de match est bon mais on l’a mal expliqué, a-t-il-dit en substance au cours d’une allocution peu inspirée et peu inspirante.

En pratique cela veut dire que le PM et ses ministres vont contourner au maximum le filtre de la tribune parlementaire et multiplier les «bonnes nouvelles» dans toutes les régions du Québec.

Au lendemain d’une gifle électorale, Philippe Couillard n’a pas eu l’humilité de reconnaître que son gouvernement a connu des ratés qui expliquent que le vote libéral n’est pas sorti.

Si le message ne passe pas mieux en 2017, certains vont commencer à se demander si le problème c’est le message ou le messager.

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La ministre Rita de Santis a affirmé en conférence de presse que l’objectif de certains ministres libéraux, dans le passé, de collecter 150 000 $ pour garnir les coffres du Parti libéral du Québec était des «peanuts», par comparaison à d’autres provinces.

La ministre a rectifié le tir en fin de journée en affirmant dans un communiqué de presse: «Je ne banalise pas la situation : on m’a demandé de comparer les objectifs de financement d’autres provinces et celles qui se pratiquaient auparavant au Québec, mais je n’approuve aucunement des pratiques douteuses».

Plongé dans l’eau chaude en raison d’un reportage de l’émission Enquête, Sam Hamad a soulevé l’ire de la population en partant se reposer à son condo en Floride. Bien qu’il ait qualifié de «pétard mouillé» le reportage le liant à Marc-Yvan Côté, Sam Hamad a perdu son siège au conseil des ministres peu de temps après.

La ministre de la Condition féminine, Lise Thériault, en a étonné plusieurs en refusant l’étiquette féministe. «Je suis beaucoup plus égalitaire que féministe», a-t-elle confié en entrevue à la Presse Canadienne.

Quelques jours plus tard, la ministre a tenté de clore le débat. «Je pense que tous les combats que j’ai fait dans ma vie démontrent clairement que, oui, je suis féministe, mais je suis féministe à ma manière, a-t-elle dit. Moi, je pense qu’on peut avancer avec les hommes. C’était l’essentiel du propos, simplement.»

Rita de Santis a fait sursauter l’audience en mai dernier lorsqu’elle a évoqué son enfance. «Ma maîtresse m’a dit : ma chérie, tu ne vas jamais réussir dans la vie, tu parles avec un accent italien. Toute personne qui parlerait à un enfant comme elle m’a parlé devrait être tuée, massacrée, jetée je ne sais pas où.»

Plus tard dans la journée, la ministre s’est expliquée via un communiqué de presse: «En aucun cas je ne voulais encourager la violence et je suis consciente que mes propos sont inacceptables et ont largement dépassé ma pensée».

La position de la ministre de la Justice, et procureure générale, Stéphanie Vallée sur la notion de mariage avait de quoi étonner. Selon la ministre, le mariage religieux peut être uniquement une union spirituelle, sans conséquences juridiques.

Le premier ministre Philippe Couillard lui-même a ensuite lancé un rappel à l’ordre, en désavouant cette position et en tentant de refermer cette brèche apparente dans l’ordre juridique québécois. Selon le premier ministre, un mariage est un mariage, et les époux doivent en connaître les conséquences.

(Avec la Presse Canadienne)

Le ministre des Finances, Carlos Leitao, a tranché : il n’y aura pas de marijuana vendue à la SAQ, ni dans d’autres réseaux de distribution du gouvernement québécois. Et comment le fédéral fera-t-il pour distribuer le pot une fois légalisé’ «Qu’il s’arrange», a lancé le ministre en février.

Mais Carlos Leitao semble avoir parlé trop vite. «Le choix des modalités de distribution au Québec est donc un débat très prématuré», a-t-il écrit sur sa page Facebook le lendemain. De toute évidence, le conseil des ministres n’avait pas encore tranché la question.

Celle-ci date un peu, mais elle est quand même mémorable. Après sa prime comme médecin et son commentaire sur les livres dans les bibliothèques scolaires, Yves Bolduc a glissé sur le dossier des fouilles à nu. Le ministre a affirmé que les fouilles à nu sur des élèves du secondaire étaient permises, en étant que cela soit fait de manière «très respectueuse». Quelques jours plus tard, Yves Bolduc démissionnait de toutes ses fonctions.

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