La plus importante délégation québécoise depuis 25 ans

La plus importante délégation québécoise depuis 25 ans

Signe du retour de l’excellence québécoise en patinage de vitesse sur longue piste, l’équipe canadienne sera animée par la plus imposante délégation d’athlètes de la Belle Province en plus de 25 ans à l’occasion des premières Coupes du monde de la saison.

Ils seront sept à défendre les couleurs du Canada pour les deux rendez-vous de l’automne, d’abord à Harbin, en Chine (11 au 13 novembre), puis à Nagano, au Japon (18 au 20 novembre). De ce nombre, six s’entraînent au Centre national Gaétan Boucher (CNGB) sous la supervision de Gregor Jelonek : Laurent Dubreuil, Alexandre St-Jean, Alex Boisvert-Lacroix, Christopher Fiola, Noémie Fiset et Béatrice Lamarche. Seul Olivier Jean est basé à l’anneau de Calgary.

Si les trois premiers ont brillé sur la scène internationale dans les deux dernières années, Fiola, Fiset et Lamarche vivront leur baptême avec la crème. Quelques mois après l’annonce de la construction d’un anneau de glace couvert d’ici 2020 sur l’actuel site à ciel ouvert de Sainte-Foy, ces sélections ont de quoi faire sourire Dubreuil.

«L’équipe canadienne a toujours la même grosseur, alors si on peut avoir 30 ou 40 % de l’équipe plutôt que 10 %, on va le prendre! C’est plus le fun pour nous en Coupes du monde. C’est motivant et ça prouve qu’on a un bon groupe, et c’est bon pour le futur. Les patineurs de Québec sont tous plus jeunes que moi, ce qui signifie que j’aurai des partenaires pour le reste de ma carrière», a souligné le patineur de Lévis, qui s’est qualifié au 500 m et au 1000 m.

Du talent

«C’est une cohorte talentueuse. Pour se classer sur l’équipe des Coupes du monde au Canada, il faut que tu sois bon. On le savait avec les deux Alex et Laurent, que c’était possible. Ils ont prouvé qu’ils étaient parmi les meilleurs au monde l’an passé et c’est la continuité pour eux. Puis, Béatrice et Christopher étaient parmi les meilleurs chez les juniors», a renchéri l’entraîneur Jelonek.

Tour de force

Jelonek a rappelé que ce tour de force a été réalisé alors que la délégation québécoise n’avait même pas chaussé une fois les patins sur son ovale, une réalité annuelle lors des essais d’automne qui force Jelonek et sa bande à s’installer quelques semaines à Calgary avant leur présentation. Imaginez l’effet d’un toit!

«On est à l’hôtel, on n’est pas chez nous, ce ne sont pas des conditions idéales. Avec un anneau, les athlètes actuels vont être encore meilleurs. Et ça va nous permettre d’aller chercher un bon bassin chez les jeunes.»

Noémie Fiset et Béatrice Lamarche ont mis fin à une disette de sept ans pour les patineuses québécoises en se qualifiant pour les deux premières Coupes du monde.

C’est Justine L’Heureux, à l’automne 2009, qui avait été la dernière à réussir cet exploit. Il faut toutefois remonter une décennie entière pour répertorier la dernière fois que deux produits féminins du Centre national Gaétan Boucher, soit L’Heureux et Michèle D’Amours, se sont retrouvés en même temps dans ce type de compétition.

Sélectionnée à titre de substitut l’an passé pour l’étape de Calgary, Fiset avait finalement pris part au départ de groupe. Cette fois, c’est sur 500 m que l’athlète de 21 ans s’exécutera. «Oui, vraiment, c’est un grand pas. C’était l’objectif depuis un an et je suis contente d’avoir franchi cette étape. Je vais y aller une course à la fois. C’est sûr que je veux bien performer, mais je ne sais pas à quoi m’attendre», a avoué la fille de Québec, avouant que les Jeux de Pyeongchang, prévus en février 2018, lui trottent déjà dans la tête.

Lamarche surprend

Sa compatriote, elle, a changé ses plans initiaux à la suite de ses performances aux sélections qui l’ont qualifiée pour le départ de groupe. À tout juste 18 ans, la jeune femme mettra les bouchées doubles dans les prochaines semaines avant de tourner son attention sur les Championnats du monde juniors où elle a décroché deux médailles de bronze, l’an passé.

«On s’était dit avant la compétition que même si je me classais, je n’y allais pas comme je suis encore jeune et d’âge junior. Finalement, avec les performances que j’ai faites au niveau individuel, on s’est dit finalement que c’était une bonne idée d’y aller. Ça va me donner de l’expérience», a expliqué Béatrice Lamarche.

Fille de l’ex-olympien et actuel président du CNBG, Benoît Lamarche, elle conjuguait jusqu’à tout récemment les épreuves de longue piste avec celles de courte piste. «Je ne suis pas prête à dire que j’arrête totalement, mais c’est pas mal fini. Cela dit, je continue de m’entraîner en courte piste, car ça fonctionne bien pour moi [pour mes compétitions sur longue piste].»

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