Des start-ups présentent à l’Assemblée des outils pour une révolution démocratique

Des start-ups présentent à l'Assemblée des outils pour une révolution démocratique

PARIS (AFP) – 

Plateforme de consultation en ligne, transparence de la vie publique, dialogue entre élus et citoyen, des start-ups ont présenté mardi à l’Assemblée leurs outils de « technologies citoyennes » au service du « renouvellement démocratique » devant un parterre de députés.

« La déconnexion entre les politiques et les citoyens est plus grande que jamais, le +lag+ comme diraient les gamers », a constaté la secrétaire d’Etat chargée du numérique Axelle Lemaire dans son discours d’ouverture.

Le numérique peut-il être un outil à même de répondre aux différentes crises politiques, de représentativité, de participations des citoyens Telles sont les questions abordées lors de ce treizième « mardigital ».

Ces rendez-vous mensuels, à l’initiative de Mme Lemaire et organisés dans plusieurs ministères, font la part belle aux start-ups dans différents domaines: environnement, sport, emploi et formation, politique…

A l’Assemblée, les start-ups sélectionnées proposent principalement des outils en direction des pouvoirs publics comme « Parlement & Citoyen », une plateforme de consultation permettant aux parlementaires d’échanger avec les citoyens sur des projets de lois, ou « Tellemycity » pour faire remonter des informations à sa mairie ou signaler des dysfonctionnements.

Invité à réagir sur la place du numérique dans la vie démocratique, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a estimé que « les nouvelles technologies de l’information permettent de revitaliser l’engagement citoyen ».

« Nous avons changé de monde et les institutions politiques doivent s’adapter, il faut rompre avec cette structure hiérarchique verticale », a t-il ajouté.

M. Bartolone a annoncé qu’un « data camp » serait organisé en octobre à l’Assemblée.

« Plus de 800.000 données parlementaires seront disponibles en open data afin d’être exploitées et créer une application utile au citoyen », a t-il expliqué.

« Le numérique permet la démocratie permanente et pas seulement un rendez-vous tous les 5 ans », a argué Mme Lemaire.

« Le désir politique est bien là », a t-elle affirmé, mais « il n’y a plus de confiance dans les institutions ».

Il y a donc un « devoir » de réagir, face à « l’immense incompréhension » entre citoyen et politique.

« La révolution démocratique sera numérique ou ne sera pas », a t-elle conclu.

© 2016 AFP

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