11 bonnes raisons de se joindre aux manifestations #StopCultureDuViol ce soir au Québec

11 bonnes raisons de se joindre aux manifestations #StopCultureDuViol ce soir au Québec

Mercredi soir, à Montréal, Québec, Sherbrooke, Saguenay et Gatineau, s’organisent des manifestations pour dénoncer la culture du viol et la violence sexuelle faites aux femmes.

Comme l’expliquent les organisatrices: «Dans la foulée des événements survenus dans les résidences de l’Université Laval, de la poursuite lancée contre Radio-Canada par des policiers de la Sûreté du Québec de Val-d’Or en lien avec la diffusion d’un reportage sur des abus commis à l’endroit de femmes autochtones et avec les allégations graves et sérieuses à l’endroit d’un député à l’Assemblée nationale», les marches de ce soir sont nécessaires.

Voici donc 11 raisons d’aller marcher ce soir

1. Parce que la violence sexuelle touche 1 femme sur 3 au Québec et dans le monde

Selon les chiffres du Ministère de la Santé et des services sociaux du Québec, 1 femme sur 3 a été victime d’au moins une agression sexuelle dans sa vie. 82% des victimes d’agression sexuelle sont des femmes. 

2. Pour soutenir celles et ceux qui souffrent en silence

Dans la foulée de l’affaire Jian Ghomeshi, cet ex-animateur vedette de la CBC qui a subi son procès récemment à Toronto, de nombreuses femmes ont révélé avoir été victimes d’agressions sexuelles, utilisant le mot-clic #AgressionNonDenoncée.

PHOTO AGENCE QMI, MAXIME DELAND

 Ce mouvement de dénonciation sans précédent rappelle que malheureusement, trop de femmes vivent encore avec ce lourd secret et ont besoin de soutien.

3. Pour dénoncer le harcèlement sexuel

Il y a quelques mois, l’affaire Marcel Aubut est venue rappeler aux Québécois que le harcèlement sexuel est bien présent en milieu de travail (ou ailleurs). Et que la loi du silence semble régner.

4. Pour que cesse la culture du silence

Facebook Manifestation – Stop culture du viol – Montréal

Toujours selon les informations du Ministère de la santé, près de 90% des agressions sexuelles ne sont pas déclarées à la police et ce, pour plusieurs raisons.

5. Pour dénoncer la violence conjugale

Si les hommes en souffrent également, les femmes représentent encore 80% des victimes de violence conjugale au Québec, et 1 femme sur 7 est agressée sexuellement au moins une fois par son conjoint. 

6. Pour soutenir les femmes autochtones

Si toutes les statistiques concernant les agressions sexuelles sont effrayantes, une démontre à quel point les femmes autochtones sont doublement victimes: plus de 75 % des jeunes filles autochtones âgées de moins de 18 ans ont été victimes d’agression sexuelle.

7. Pour prendre part à un mouvement provincial

Les manifestations sont prévues à Montréal, à Québec, à Gatineau, à Sherbrooke et à Saguenay. Selon les organisatrices, «plus les femmes prendront la parole, plus nous nous approcherons de l’égalité réelle.» 

8. Pour prendre part à un mouvement mondial

Cette prise de paroles des femmes du Québec et du Canada s’inscrit dans un mouvement planétaire de dénonciation et de ras-le-bol collectif. Depuis quelques mois, des manifestations sont organisées un peu partout sur la planète pour dénoncer la violence envers les femmes.

9. Pour démontrer qu’il est temps de cesser de culpabiliser les victimes

Comme le souligne tristement Mélanie Lemay, la société culpabilise encore les victimes plutôt que les agresseurs: «Quand j’ai voulu le dénoncer, on m’a dit « Tu réalises que tu vas briser sa vie' », et puis « C’est ben beau ton histoire, mais est-ce que c’est ton ex’ Essaies-tu de te venger’»

La Québécoise milite aujourd’hui pour la sensibilisation à l’égard de la violence sexuelle dans plusieurs sphères de la société, et particulièrement sur les campus étudiants.

10. Pour renverser le sentiment de honte que portent souvent les femmes agressées

Comme le soulignent les organismes d’aide aux victimes, beaucoup de femmes vivent avec un sentiment de honte et de culpabilité d’avoir été agressées sexuellement. Ce sentiment incite au repli sur elle-même et au silence. Marcher en grand nombre dans la rue est une façon concrète et accessible de briser cet isolement.

11. «Parce que pour que cesse la violence, il faut se conscientiser ensemble.»

Les hommes comme les femmes sont invités à ces marches. Si on en croit le nombre de participants inscrits sur les pages Facebook des cinq marches, plusieurs milliers de personnes sont attendues aux divers points de rassemblements.

Pour participer au rassemblement à Montréal: Mercredi le 26 octobre, 17h30, Place Émilie-Gamelin, Métro Berri-UQAM

Pour participer au rassemblement à Québec: Mercredi le 26 octobre, 19h00, Place de l’Université

Pour participer au rassemblement à Sherbrooke: Mercredi le 26 octobre, 18h00, Marché de la Gare

Pour participer au rassemblement à Saguenay: Mercredi le 26 octobre, 17h30, Université du Québec à Chicoutimi

Pour participer au rassemblement à Gatineau: Mercredi le 26 octobre, 18h30, Université du Québec en Outaouais

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